Qui sommes-nous?

Louis Robert Mbida
Vice Président IGAC

Le déséquilibre qui existe entre le potentiel économique et culturel des pays grands fournisseurs de produits culturels et celui des pays du Sud implique que ces derniers se donnent les moyens de soutenir le  développement et une meilleure distribution de leur production nationale. Ils ont aussi pour responsabilité de veiller à ce que la participation des entreprises culturelles de leurs pays s’effectue dans des conditions économiques viables pour elles au moment même où elles sont confrontées à une forte compétition à la fois sur leurs propres marchés et sur les marchés mondiaux. Cela implique donc de leur aménager un espace économique favorable pour produire

et se consolider. Nous verrons plus loin que ce sont les espaces régionaux qui sont les plus aptes à offrir la taille critique de marché nécessaire à la viabilisation économique de ces industries culturelles. Par leurs dimensions identitaire et économique, les produits culturels expriment la vitalité créatrice des peuples,  contribuent à la conscience démocratique et à la cohésion sociale, créent des emplois et des revenus. Il est donc urgent pour les PVD

de participer, eux aussi, à la production de contenus représentatifs de leurs histoires

d’hier et d’aujourd’hui et de leurs aspirations culturelles pour leurs publics, d’abord sur

leurs marchés nationaux et régionaux puis sur les marchés de niche du monde ; notamment en misant sur les opportunités qu’offrent la mondialisation mais aussi les diasporas à la recherche de liens avec leur culture d’origine. Ce défi requiert des politiques culturelles incluant la prise en compte des industries culturelles appelées à prendre une importance grandissante dans l’économie de la culture. Ne pas le faire serait se condamner à assister en spectateur au « banquet de la culture », à rester des marchés de consommation, et à se retrouver dans